Débat du 1 décembre 2009 à 22:40
Comment peut-on tuer au nom de Dieu ?
Question logique, qui a un sens dans les sociétés bouddhistes, juives, hindouistes, chrétiennes, bref non musulmanes ; mais qui s'avèrera incongrue et stupide dans celles qui sont fortement imprégnées de culture islamique.
Au VIIIe siècle, une secte musulmane, les moutazilites (itazala, fondée par Wâsil ibn ‘Atâ et Amr ibn ‘Ubayd, considérait qu'on peut rester adepte du rationalisme tout en acceptant l'idée de l'existence du dieu unique. Ils développèrent l'idée selon laquelle le Coran est un livre créé et non « incréé » au même titre qu'Allah. Certains parmi eux jugeaient le texte coranique mal rédigé, vilipendaient la qualité de sa construction qu'ils trouvaient mal ficelée et critiquaient sa syntaxe. C'est l'une des raisons pour lesquelles ils réfutaient la nature divine que bien des musulmans attribuent au message coranique. Pour les moutazilites, le mal dans le monde ne s'aurait être d'origine divine mais plutôt humaine. Par ce raisonnement, ils arrivèrent à établir que la haine, les massacres et les guerres recommandés par le Coran sont uniquement les volontés d'un être humain obsédé par un désir hégémonique, car l'image d'un Dieu austère, rancunier et cruel (telle que présentée par le Coran) ne cadre pas avec le bon esprit et l'extrême magnanimité qui devraient caractériser l'Être Suprême. Ce mouvement rencontra un franc succès auprès des intellectuels de l'époque, mais fut, bien sûr, déclaré hérétique par l'islam classique.
Le négateur de l'islam est mécréant :
Contrairement aux livres sacrés des autres religions, le Coran est le seul qui incite et encourage la haine entre les hommes en prêchant le jihâd et en exaltant au martyre. Le Coran raisonne essentiellement en terme dualiste : « amis » contre « ennemis », « fidèles » (musulmans) contre « infidèles » (non-musulmans). Il raisonne de façon constante par un antagonisme régulier entre celui qui est considéré comme « mécréant », parce que n'appartenant pas à l'islam, et le vrai « croyant », faisant partie de la « communauté des croyants », celle des musulmans, n'offrant alors qu'une seule solution aux non-musulmans : l'incroyance.
Le négateur de l'islam est « mécréant », qu'il soit athée, agnostique, polythéiste ou même qu'il appartienne à une autre religion monothéiste. Malgré les rares versets qui font allusion à l'amitié (certains exégèses y ont décelé une transcription des versets bibliques), les injonctions belliqueuses du Coran sont d'une telle virulence et d'un tel poids qu'elles ne laissent la place à aucune ambiguïté, de façon que sa lecture ne puisse qu'encourager certains croyants à ne conserver que le sens qui appelle au jihâd, ce « combat sacré » pour Allah, par les armes, en vue de l'expansion de l'empire musulman.
L'islam est la religion qui se présente tout d'abord comme celle du jihâd. Sacralisation de la razzia bédouine, le jihâd est cette monstrueuse entreprise guerrière visant, grâce au tranchant et sanglant sabre (sayf) de son prophète, la conquête des terres qui ne se trouvent pas encore soumises aux préceptes islamiques. Une horreur qui constitue le moteur de l'ahurissante diffusion de l'islam au fil des siècles et qui n'envisage s'achever qu'après le fath (la « conquête ») final conduisant à la soumission totale de toutes les terres du monde.
Un hadith attribue ces paroles à Mahomet : « Lorsque ma communauté s'emparera du sabre, elle ne le remettra dans son fourreau, qu'au Jour de la Résurrection ».
La seule relation possible entre le « mécréant » et l'islam, c'est ce jihâd, hormis l'inhumain et humiliant statut de dhimmi (« protégé », non-musulman) qui pourrait être accordé au non-musulman en terre d'islam.
La question du jihâd est d'une telle importance qu'il est nécessaire de s'y attarder pour en mesurer les enjeux. Elément permanent et indéboulonnable du dogme islamique, sa justification repose sur un immense socle de références aux textes sacrés, de repères historiques et discours religieux enracinés dans l'idéologie musulmane et les consciences islamiques, qu'il convient de développer. L'écrivain et anthropologue musulman, Malek Chebel, reconnaissait dans les colonnes du quotidien français Le Monde, du 17 et 18 septembre 2006, que : « L'islam a toujours fonctionné sur le trépied suivant : les "guerriers'' qui se réclament du jihâd, les "théologiens'' qui leur fournissent une légitimation sacrée, et les marchands qui financent ». (De nos jours, principalement l'Arabie Saoudite, grâce aux pétrodollars et aux sommes prodigieuses apportées et dépensées par les pélerins). Et c'est presque essentiellement grâce au jihâd que l'islam doit son extraordinaire et fulgurante expansion ; « L'islam commande à tout homme adulte, dans la limite de sa validité physique, de se lancer à la conquête des peuples, avec pour but de faire obéir ses commandements partout. Ceux qui étudient la guerre sainte islamique comprendront pourquoi l'islam veut conquérir le monde » disait l'Ayatollah Khomeiny en 1942.
La “perfection du Coran” « ...C'est un Livre dont les versets sont parfaits en style et en sens, et venu d'un Sage, d'un Parfaitement Connaisseur. N'adorez qu'Allah... » (Coran 11,1-2), l' « infériorité du ‘'mécréant'' » « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah. » (Coran 3,110) ont fait de cette exigence coranique une obligation sacrée de l'islam et l'un des thèmes centraux et récurrents de la théologie islamique. Les ouléma voient dans le jihâd un commandement d'Allah qui, face aux non-musulmans, transcende toute restriction temporelle et toutes les barrières géographiques. Selon l'école malikite, l'une des quatre principales de l'islam sunnite, « le Jihâd est une obligation d'institution divine. Son accomplissement par certains en dispense les autres. Pour nous, malékites, il est préférable de ne pas commencer les hostilités avec l'ennemi avant de l'avoir appelé à embrasser la religion d'Allah, à moins que l'ennemi ne prenne d'abord l'offensive. De deux choses l'une : ou bien ils se convertiront à l'islam, ou bien ils paieront la capitation (djizya), sinon, on leur fera la guerre. [...] On doit combattre l'ennemi sans chercher à savoir si l'on combattra sous l'ordre d'un chef pieux ou dépravé »
Ce sont bien les motivations coraniques issues des razzias et des premières expansions triomphantes de l'islam qui sont à l'origine des nombreux versets qui concernent ce « combat dans la voie d'Allah ». Ces versets, qui ont été "révélés" par Mahomet à différentes étapes de sa vie, font l'éloge et encouragent cette guerre dite « sainte » qui s'entremêle à la religion avec la curieuse promesse de la double récompense du butin de guerre (fay) et du paradis pour le combattant musulman.
Les versets se répartissent entre ceux qui recommandent le jihâd uniquement hors des quatre mois sacrés du calendrier musulman : « Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les polythéistes partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez leurs des embuscades » (Coran 9,5) et ceux qui exigent ce « combat sacré », pour le triomphe de l'islam, en tous temps et en tous lieux non islamiques. « Légers ou lourds, lancer-vous au combat, et lutter avec vos biens et vos personnes dans le sentier d'Allah. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez » (Coran 9,41).
Il ne s'agit donc pas d'un combat spirituel contre soi-même ni d'un combat à vocation défensive. Pour se démarquer des islamistes, certains musulmans « modernistes » ou « modérés » accordent une importance de premier plan à une dimension morale qu'ils attribuent au jihâd et le définissent comme une guerre essentiellement spirituelle, cet « effort sur soi » que le croyant musulman doit effectuer pour lutter contre ses désirs et ses manquements religieux ; ils cherchent ainsi à nier ou, du moins, à considérablement minimiser son sens guerrier. A l'inverse des « fondamentalistes » et « intégristes » islamiques qui, sur la base du Coran et de la Sunna et en référence à la vie de leur prophète, accordent une place de premier choix à sa dimension guerrière. La différence entre ces deux jihâds a été introduite au IXe siècle, avec la fin des premières vagues de conquêtes musulmanes. L'islam primitif, tel qu'enseigné par ses textes sacrés et donné en exemple par Mahomet, privilégie le jihâd offensif et guerrier, « dans la voie d'Allah », à l'« effort sur soi » totalement ignoré au VIIe siècle, période de la naissance de l'islam. Et c'est d'abord ce jihâd offensif et belliciste qui surgit spontanément à l'esprit du « croyant » lorsqu'il évoque ce terme au plus profond de son être.
D'ailleurs, dans le Coran, c'est bien le sens de la « guerre sainte » offensive qui prime. L'islamiste égyptien Sayyid Qutb écrivait : « Le jihâd n'est pas une guerre défensive comme le disent certains parmi les musulmans, elle est offensive ». C'est en fait un devoir religieux établi dans le Coran et la Sunna, une guerre qui doit être déclarée contre ceux qui ne croient pas à la mission de Mahomet. « Il s'agit de la guerre sainte, institution divine » décrétée spécialement dans le but de faire avancer l'islam et d'éloigner le « diable » des musulmans.
C'est bel et bien d'opérations militaires cruelles pour des conversions forcées avec amassement de butins dont il s'agit. « Combattez ceux qui ne croient pas en Allah... Et combattez les gens du Livre [juifs et chrétiens], qui n'acceptent pas la religion de la vérité, jusqu'à ce qu'ils acceptent de payer la de leurs propres mains, après s'être humiliés. » (Coran 9,29) ; selon un hadith, « Combattre dans le chemin d'Allah, matin et soir, vaut mieux que ce bas monde et ce qu'il contient ».
C'est pour cela qu'en islam, le viol, le vol ou les razzias, la guerre pour ne pas dire les agressions gratuites contre les non-musulmans sont intimement liés à la foi, des centaines de hadiths, de versets et de sourates prouvent ce que d'aucuns appelleront des élucubrations islamophobes.
Geneviève Harland
30 réponses, dernière le 24 janvier 2010 à 19:48
@Taiko
très bon texte, et savez vous qu'il en va de même du TALMUD dans sa version intégrale, celle qui n'est pas accessible aux goys que nous sommes?
• L'islamiste égyptien Sayyid Qutb écrivait : « Le jihâd n'est pas une guerre défensive comme le disent certains parmi les musulmans, elle est offensive ». C'est en fait un devoir religieux établi dans le Coran et la Sunna, une guerre qui doit être déclarée contre ceux qui ne croient pas à la mission de Mahomet. « Il s'agit de la guerre sainte, institution divine » décrétée spécialement dans le but de faire avancer l'islam et d'éloigner le « diable » des musulmans.
C'est bel et bien d'opérations militaires cruelles pour des conversions forcées avec amassement de butins dont il s'agit. « Combattez ceux qui ne croient pas en Allah... Et combattez les gens du Livre [juifs et chrétiens], qui n'acceptent pas la religion de la vérité, jusqu'à ce qu'ils acceptent de payer la de leurs propres mains, après s'être humiliés. » (Coran 9,29) ; selon un hadith, « Combattre dans le chemin d'Allah, matin et soir, vaut mieux que ce bas monde et ce qu'il contient ».
C'est pour cela qu'en islam, le viol, le vol ou les razzias, la guerre pour ne pas dire les agressions gratuites contre les non-musulmans sont intimement liés à la foi, des centaines de hadiths, de versets et de sourates prouvent ce que d'aucuns appelleront des élucubrations islamophobes. •
Merci pour cette étude! Il semble impossible que cela puisse encore être appliqué à la lettre au XXIe siècle!...
@shintrès bon texte, et savez vous qu'il en va de même du TALMUD dans sa version intégrale, celle qui n'est pas accessible aux goys que nous sommes?
D'abord il n'existe pas de version tronquée ou
intégrale du talmud. Le Talmud est une compilation des discussions rabbiniques se rapportant à la législation, à l'éthique, aux coutumes et à l'histoire des Juifs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Talmud
On peut le consulter dans toutes les bonnes bibliothèque!
Ce qui pourrait être comparable serait la Torah, qui raconte le choix qu'a fait un dieu pour un peuple qui en retour doit accepter de se conformer à ses préceptes et à n'adorer aucun autre dieu. Avec comme obligation, bien entendu de trucider tout les mécréants païens qui adoraient à cette époque une multitude de divinités... Mais cela se passait aux environs de 5000 ans avant JC ... Les chrétiens connaissent bien la Torah puisque avec la rédaction du Nouveau Testament (Le Livre du Fils) au environ de 400 après JC, il est devenu l'Ancien Testament (Le Livre du Père)... et à leur tour ils ont remis l'ouvrage sur le métier et ont cherchés à vonvertir tout les mécréants païens qui adoraient à cette époque une multitude de divinités!
En 632 sans doute en réponse à l'implantation des chrétiens, après 23 ans de discussion avec l'Ange Gabriel, Mahomet dicte le message que celui-ci lui a demandé de propager. Ce fut fait et il l'appela
al Qur'ān (Le Livre du Saint Esprit) et alors à leur tour ils ont mis l'ouvrage sur le métier et ont cherchés à convertir tout les mécréants païens qui adoraient à cette époque d'autres dieux!.....
Alors? Juifs, Chrétiens et Musulmans, vous pensez et croyez que cela pourra, éventuellement, s'arrêter et que l'on pourra vivre en paix!?
@TaikoComment peut-on tuer au nom de Dieu ?
J'aimerais savoir si celui qui a publié ce message ainsi que celui qui l'a écris à le moindre octet d'idée de quoi on parle ? le Coran ? De quand date-il ? qui l'a écrit ? combien y-a-il d'histoires dans le Coran ? combien de pages ? combien de phrases ? combien parlent de Dieu ? combien parlent de combat ?
C'est juste question de donner aux lecteurs un petit aperçu général du sujet avant de se lancer dans une discussion de fond...
@JuiceLes chrétiens connaissent bien la Torah puisque avec la rédaction du Nouveau Testament (Le Livre du Fils) au environ de 400 après JC, il est devenu l'Ancien Testament
Faux, la Torah correspond au Pentateuque. L'AT correspond lui au Tanakh.
@JuiceAlors?
Oui, alors pourquoi vous arrêtez-vous à ces 2 exemples et ne mentionnez pas la Terreur jacobine ou les campagnes de terreur socialistes, bien pires que tout ce qui s'est produit par le passé?
@silex6
@silex6 "J'aimerais savoir si celui qui a publié ce message ainsi que celui qui l'a écris à le moindre octet d'idée de quoi on parle ? le Coran ? De quand date-il ? qui l'a écrit ? combien y-a-il d'histoires dans le Coran ? combien de pages ? combien de phrases ? combien parlent de Dieu ? combien parlent de combat ?"
Sans vouloir minimiser le message du Coran, peux importe le message de l'Ecrit; ce qui compte c'est ce que les hommes en font!... De la même manière, combien de musulmans ont-ils lu la Thora ou le Nouveau Testament?!
@Larry
En effet, vous avez raison la Torah est également connue sous le nom de Pentateuque et l'Ancien Testament
Protestant correspond bien au
Tanakh hébraïque.
Sachez toutefois que l'Ancien Testament catholique et orthodoxe contient six Livres non inclus dans le Tanakh.
Pour ma part j'utilisai le terme de
Torah (Loi) comme celui compris par le judaïsme rabbinique et par les juifs en général, pour qui la Torah fut transmise en parallèle avec la tradition orale qui la complète. Ces travaux rabbiniques sont connus comme
"la Loi orale" incluant la
Mishna, la
Tosefta, les deux
Talmud (de Babylone et de Jérusalem), ainsi que les premières compilations du
Midrash.
Sur le forme, vous avez raison; mais je ne vois pas vraiment pourquoi vous êtes si catégorique et cassant dans vos réponses?
@Larry "Oui, alors pourquoi vous arrêtez-vous à ces 2 exemples et ne mentionnez pas la Terreur jacobine ou les campagnes de terreur socialistes, bien pires que tout ce qui s'est produit par le passé?"
Je n'ai sans doute pas le même soucis du détail que vous pour ces choses là!.... :-))Et peut-être pense-je, simplement et naïvement, que si l'on arrivait à vivre nos religions du Livre avec de la Foi et de l'Intelligence le monde perdrait une grande partie de sa violence! ... Pour autant que l'on réusisse à comprendre que les religions parlent toutes de la même chose et qu'elles sont antinomiques avec la politique.
@Juiceje ne vois pas vraiment pourquoi vous êtes si catégorique
Du moment que j'ai catégoriquement raison, je ne vois pas où est le problème.
@Juiceet cassant
Ce n'était pas mon intention, désolé que vous l'ayez ressenti de telle manière.
@JuiceJe n'ai sans doute pas le même soucis du détail
Ainsi donc, vous pensez que les événements mentionnés sont des "détails" de l'histoire?
@JuiceEt peut-être pense-je, simplement et naïvement, que si l'on arrivait à vivre nos religions du Livre avec de la Foi et de l'Intelligence le monde perdrait une grande partie de sa violence! ... Pour autant que l'on réusisse à comprendre que les religions parlent toutes de la même chose et qu'elles sont antinomiques avec la politique.
Donc, si je vous comprends bien, vous pensez que l'islam est une religion de paix?
@JuiceSans vouloir minimiser le message du Coran, peux importe le message de l'Ecrit; ce qui compte c'est ce que les hommes en font!...
C'est un peu mon idée. le Coran est un livre de plus de 1000 pages, qui recueuille ce qui s'est passé il y a 13 siècles dans une région du monde qui n'est pas la notre, dans une société qui n'est pas la notre... A quoi ca sert de se prendre la tête parce que certaines phrases du livre ne correspondent pas à nos valeurs ? mis à part provoquer des discussions sans fond...
@Larry "Du moment que j'ai catégoriquement raison, je ne vois pas où est le problème."
...Mais vous n'avez pas catégoriquement raison! ^-^
@Larry "Ce n'était pas mon intention, désolé que vous l'ayez ressenti de telle manière."
Ce n'est rien
@Larry "Ainsi donc, vous pensez que les événements mentionnés sont des "détails" de l'histoire?"
Absolument pas, mais je pense seulement que, dans le cadre de ce débat, toute forme d'intégrisme qu'il soit religieux ou politique se vaut.
Ils engendrent dans tous les cas une forme de contrainte fascisante qui tend en finalité à l'utilisation de la violence pour s'imposer ou perdurer. Nous devons simplement rester clairvoyants face à ces courants.
@Larry "Donc, si je vous comprends bien, vous pensez que l'islam est une religion de paix?"
...et donc...Non, dans l'état actuel de l'Islam, je ne pense pas qu'elle soit une religion de paix...mais j'espère
seulement qu'elle puisse le devenir...
Absolument pas, mais je pense seulement que, dans le cadre de ce débat, toute forme d'intégrisme qu'il soit religieux ou politique se vaut.
Ils engendrent dans tous les cas une forme de contrainte fascisante qui tend en finalité à l'utilisation de la violence pour s'imposer ou perdurer. Nous devons simplement rester clairvoyants face à ces courants.
He gros, n'oublie pas que toi aussi tu es une forme d'intégrisme... et pas une belle forme !!
Non, dans l'état actuel de l'Islam
Mais grand dadais, l'Islam ne va pas changer d'état. L'Islam est un concept religieux qui peut être employé comme le veulent (dans les interprétations) par ceux qui le pratiquent... et justement, jusqu'à présent, en Suisse, on n'avait pas à plaindre du tout !!
...et donc...Non, dans l'état actuel de l'Islam, je ne pense pas qu'elle soit une religion de paix...mais j'espère seulement qu'elle puisse le devenir...
Ca n'est pas parce que les médias parlent à répetition de violence et d'ennuis en rapport avec l'islam que c'est le seul visage de cette religion.
Tout comme ce n'est pas parce que les médias parlent uniquement des avions qui tombent en panne qu'il n'y a pas d'avion qui arrive à bon port. loin de la...
"Ca n'est pas parce que les médias parlent à répetition de violence et d'ennuis en rapport avec l'islam que c'est le seul visage de cette religion."
Les médias n'en parleraient pas que l'islam aurait malgré tout toujours cet autre visage!...
Et tant que les fondamentalistes continueront à interpréter le coran comme au VIIe s. et que les musulmans ne sauront pas eux-même ce qu'est le véritable islam nous devrons respecter leur choix mais ne pouvons leur laisser nous les imposer.
"Ca n'est pas parce que les médias parlent à répetition de violence et d'ennuis en rapport avec l'islam que c'est le seul visage de cette religion."
Les médias n'en parleraient pas que l'islam aurait malgré tout toujours cet autre visage!...
Et tant que les fondamentalistes continueront à interpréter le coran comme au VIIe s. et que les musulmans ne sauront pas eux-même ce qu'est le véritable islam nous devrons respecter leur choix mais ne pouvons leur laisser nous les imposer.
même si on en parlait pas, il existerais quand même, mais il aurait pas une importance disproportionnée due au simple fait de la sur-médiatisation...
et puis au passage, le fondamentalisme date du... 18ème siècle (1850), et se veut un retour aux sources...
Les musulmans savent bien la place mineure et controversée qu'a le fondamentalisme dans le paysage religieux musulman... On peut pas en dire autant de l'observateur qui a comme seule connaissance les faits relatés par les médias.
• " (...)même si on en parlait pas, il existerais quand même, mais il aurait pas une importance disproportionnée due au simple fait de la sur-médiatisation...
(...)" •
Votre argument est simpliste: si le fondamentalisme islamiste est sur-médiatisé par les médias, ce n'est pas pour lui faire de la pub, mais à cause de la violence de son message et de ses actions...malheureusement.
silex6 a écrit:
• " (...)
et puis au passage, le fondamentalisme date du... 18ème siècle (1850), et se veut un retour aux sources... (...)" •
Merci pour cette précision. Raison de plus pour ne pas le laisser s'imposer au détriment de la vraie religion.
silex6 a écrit:
• " (...)
Les musulmans savent bien la place mineure et controversée qu'a le fondamentalisme dans le paysage religieux musulman... (...)" •
Ils le montrent malheureusement beaucoup moins qu'ils ne le devraient, face aux fondamentalistes...et face aux autres croyants. Mais je serai agréablement surpris si un jour un(e) musulman(e) pratiquant(e) venait me dire sans aucune hypocrisie: " Mon Dieu est le tien et ta Religion est la mienne, Dieu n'est qu'Amour et je t'aime car nous sommes tous frères" ^-^
silex6 a écrit:
" (...) On peut pas en dire autant de l'observateur qui a comme seule connaissance les faits relatés par les médias. (...)"
L'observateur reste un observateur et ne s'intéressera qu'a ce qui le touche vraiment.
>> si le fondamentalisme islamiste est sur-médiatisé
>> par les médias, ce n'est pas pour lui faire de la
>> pub, mais à cause de la violence de son message et
>> de ses actions...malheureusement.
c'est tout à fait exact. et l'effet sur la population est le même que celui d'une massive campagne de publicité: donner un nouveau visage à un produit.
>>Ils le montrent malheureusement beaucoup moins
>> qu'ils ne le devraient, face aux
>> fondamentalistes...et face aux autres croyants.
>>Mais je serai agréablement surpris si un jour un(e)
>> musulman(e) pratiquant(e) venait me dire sans
>> aucune hypocrisie: " Mon Dieu est le tien et ta
>> Religion est la mienne, Dieu n'est qu'Amour et je
>> t'aime car nous sommes tous frères" ^-^
Pour ca encore faut-il aller les rencontrer. Moi je les ai rencontrés et leur message est unanime...
mais l'observateur s'intéresse qu'à ce qui le touche vraiment...
>>L'observateur reste un observateur et ne s'intéressera qu'a ce qui le touche vraiment.
Quand il y a des événements touchants et d'autres qui ne le sont pas, cela donne forcément une vision faussée de la réalité. (voir l'exemple des crash d'avion que j'ai cité plus haut)...
Les médias n'en parleraient pas que l'islam aurait malgré tout toujours cet autre visage!...
Et tant que les fondamentalistes continueront à interpréter le coran comme au VIIe s. et que les musulmans ne sauront pas eux-même ce qu'est le véritable islam nous devrons respecter leur choix mais ne pouvons leur laisser nous les imposer.
Bravo !! Tu as dit quelque chose de réfléchi et d'intelligent... à mon avis !!
@silex6 • silex6 a écrit:
"Pour ca encore faut-il aller les rencontrer. Moi je les ai rencontrés et leur message est unanime...
mais l'observateur s'intéresse qu'à ce qui le touche vraiment..." •
...Il existe des Musulmans modérés, mais l'Islam n'est pas une religion modérée...
@silex6 • silex6 a écrit:
"Quand il y a des événements touchants et d'autres qui ne le sont pas, cela donne forcément une vision faussée de la réalité. (voir l'exemple des crash d'avion que j'ai cité plus haut)... " •
Sans doute. Mais ce n'est pas pour autant que cette réalité n'existe pas ou qu'elle est "créée" par le "spectateur"...!
Dans l'exemple des accidents d'avions la "vérité" que l'on peut tirer de leur observation est que les voyages en avions sont dangereux.
Bien sûr, après étude et analyse de ceux qui s'intéressent à ce sujet, on peut constater que sur le nombre de passagers transportés annuellement en avions la proportion d'accidents mortels est largement inférieure aux accidents mortels de la circulation!...ou du tabagisme!...
...Mais cela ne diminue pas pour autant le nombre de mort dû aux accidents d'avions!
...Il existe des Musulmans modérés, mais l'Islam n'est pas une religion modérée...
Autrement dit 99% des musulmans - qui sont modérés - sont dans l'erreur, et c'est le 1% restant qui est dans le vrai ? on dirait que leur propagande à fait mouche :-)
...Il existe des Musulmans modérés, mais l'Islam n'est pas une religion modérée...
Donc, il existe des mulsulmans modérés (la grande majorité)... qui ne pratiquent pas leur religion (puisqu'elle n'est pas modérée) !!
Celle-là, il fallait la sortir... Chapeau !!
Autrement dit 99% des musulmans - qui sont modérés - sont dans l'erreur, et c'est le 1% restant qui est dans le vrai ? on dirait que leur propagande à fait mouche :-)
Ce n'est pas l'interprétation que je faisait par mon écrit, mais exactement le contraire! C'est pour cela que j'ai différencié musulmans modérés et l'islam radicale.
Ô Grand Con!
118 a écrit:
"(...)Donc, il existe des mulsulmans modérés (la grande majorité)... qui ne pratiquent pas leur religion (puisqu'elle n'est pas modérée) !!(...)"
Je vais devoir te répondre intelligemment, tu m'en excusera:
Les musulmans modérés pratiquent un islam modéré remis en question par les islamistes intégristes!...souvent par la force ou l'intimidation.
Les Islamistes intégristes pratiquent un islam politisé et extrémiste que les musulmans modérés n'osent pas remettre à l'heure actuelle en question.
Donc Ô Grand Con, tu as sans doute raison en concluant que la grande majorité des musulmans modérés ne pratiquent pas leur religion puisqu'elle ne peut être modérée!...
"Donc, il existe des mulsulmans modérés (la grande majorité)..."
Le concept de musulman modéré est rejeté par Tarik Ramadan lui même... dans infrarouge.
Et il a raison. Il n'y a pas de modéré, il y a, comme chez les cathos ou les juifs, des plus ou moins pratiquant.
118 a écrit:
"Donc, il existe des mulsulmans modérés (la grande majorité)... qui ne pratiquent pas leur religion (puisqu'elle n'est pas modérée) !!" •
Ils pratiquent bien la même religion, mais avec des interprétations différentes! Pfff!....
@silex6
Pour beaucoup de spécialistes, la charia demeure l'essence de la civilisation islamique.
Sur l'évolution possible de l'islam, même si nous concédons que les musulmans conservateurs ont interprété la charia à leur façon, qu'est-ce qui nous donnerais le droit de dire que leur interprétation est fausse et que celle des musulmans libéraux est authentique? Qui peut dire ce qu'est l'islam authentique, d'ailleurs?
En fin de compte, on peut interpréter la charia avec une certaine souplesse, bien qu'elle ne soit pas pour autant indéfiniment élastique.
La vérité, c'est que l'islam ne parviendra jamais à la démocratie ni au respect des droits de l'homme aussi longtemps qu'il s'en tiendra à la charia et qu'il n'y aura pas de séparation de l'Église et de l'Etat.
Mais une religion réformée qui remettrait en question l'autorité divine sur laquelle elles (les institutions de l'islam) reposent ou qui essayerait, par des choix rationnels ou des compromissions, de mener à bien un changement, ne serait plus l'islam.
Mais pour ma part je n'irais pas jusqu'à dire que les musulmans modérés -ou réformateurs- seraient eux dans l'erreur.
Pour beaucoup de spécialistes, la charia demeure l'essence de la civilisation islamique.
Sur l'évolution possible de l'islam, même si nous concédons que les musulmans conservateurs ont interprété la charia à leur façon, qu'est-ce qui nous donnerais le droit de dire que leur interprétation est fausse et que celle des musulmans libéraux est authentique? Qui peut dire ce qu'est l'islam authentique, d'ailleurs?
En fin de compte, on peut interpréter la charia avec une certaine souplesse, bien qu'elle ne soit pas pour autant indéfiniment élastique.
Tout d'abord la charia n'est pas une loi divine, c'est une échelle de valeurs éthiques écrites par le clergé musulman au 9ème siècle. La charia indique des choses qui sont prescrites aux musulmans (exemple: prier), des choses qui leur sont conseillées, déconseillées voire interdites (voler, violer, tuer,...). Ainsi que des procédures prescrites pour des opérations telles que l'héritage, les emprunts bancaires, les mariages, ...
Le problème n'est pas charia, mais l'interprétation qui est faite des paroles du prophète Mohammed - paroles inscrites dans la Coran. Seul l'auteur des paroles peut formellement dire que l'interprétation est correcte, cependant il est mort depuis plus de 1000 ans..
Personne ne peut par conséquent dire que l'interprétation du Coran faite par les fondamentalistes est fausse, même si elle pue la bigoterie et la mauvaise intention...
La vérité, c'est que l'islam ne parviendra jamais à la démocratie ni au respect des droits de l'homme aussi longtemps qu'il s'en tiendra à la charia et qu'il n'y aura pas de séparation de l'Église et de l'Etat.
Mais une religion réformée qui remettrait en question l'autorité divine sur laquelle elles (les institutions de l'islam) reposent ou qui essayerait, par des choix rationnels ou des compromissions, de mener à bien un changement, ne serait plus l'islam.
l'islam est une religion, et n'est pas un régime politique. sur 57 pays musulmans dans le monde, plus de la moitié sont des démocraties.
Les ultra-conservateurs en Afghanistan ou au Yemen sont opposés à la démocratie parce qu'elle ne fait pas partie de l'histoire de leur société. L'accepter se serait admettre l'infériorité de leur société par rapport à l'occident (occident qui est fier d'être démocratique)...
L'autorité divine existe dans un seul pays musulman: l'Arabie Saoudite, une théocratie voulue par le souverain, et fondée avec l'aide... de l'occident. Dans tout les autres pays la loi locale prime sur l'éthique religieuse. même si cette loi est en grande partie établie sous la pression du clergé, comme c'est le cas en Iran...
@JuiceIls pratiquent bien la même religion, mais avec des interprétations différentes! Pfff!....
Une religion avec des interprétations différentes n'est plus la même religion !!
On a vu ce que cela a donné avec les schismes dont celui d'Econe, le protestantisme et même chez les musulmans entre chiites et sunnites !!
@118
@JuiceJuice a écrit:
• "(...) La vérité, c'est que l'islam ne parviendra jamais à la démocratie ni au respect des droits de l'homme aussi longtemps qu'il s'en tiendra à la charia et qu'il n'y aura pas de séparation de l'Église et de l'Etat.
Mais une religion réformée qui remettrait en question l'autorité divine sur laquelle elles (les institutions de l'islam) reposent ou qui essayerait, par des choix rationnels ou des compromissions, de mener à bien un changement, ne serait plus l'islam.
Mais pour ma part je n'irais pas jusqu'à dire que les musulmans modérés -ou réformateurs- seraient eux dans l'erreur." •
@silex6 • silex6 a écrit:
" (...)Le problème n'est pas charia, mais l'interprétation qui est faite des paroles du prophète Mohammed - paroles inscrites dans la Coran.(...) "
Contrairement aux écrits du Coran, la Charia en tant que recueil de Lois laisse peu de marge d'interprétation! La Charia est complétée pour les sunnites par la Sunna (la pratique)
Le problème est peut-être la Charia! ...par son utilisation. Voir cet article sur l'Assemblée des Droits de l'Homme à Genève en juin 2008
http://www.pointdebasculecanada.ca/breve/612-onu-charia-louise-arbour-deplore-les-tabous-au-conseil-des-droits-de-lhomme.php