57% de oui à l'initiative à l'heure de ces lignes.
Comme beaucoup, je n'imaginais pas que mes concitoyens seraient aussi nombreux à manifester leur raz-le-bol. Car c'est bien de cela qu'il s'agit.
Nombreux sont ceux qui ont compris l'ânerie d'inscrire l'interdiction des minarets dans la Constitution. Seulement voilà, à force que tous les grands partis de ce pays, excepté l'UDC-UDF, prennent les citoyens de ce pays pour des imbéciles en les forçant à accepter des minarets (comme dans le Canton de Berne, malgré les oppositions locales très fortes), voire leur refus de prendre clairement position sur les symboles et autres différences que nombre de musulmans veulent afficher dans les lieux publics, voilà ce qui arrive.
A noter que les cantons romands où la religion chrétienne réformée (protestants) est forte, la tolérance et le refus de l'initiative est beaucoup plus fort que dans les cantons catholiques (VS, FR), eux-mêmes pourtant grands amateurs de symboles religieux (que beaucoup, sans doute, voyent en péril).
Il n'en reste pas moins vrai que la liberté religieuse n'est pas menacée pour les musulmans. Il est seulement souhaité qu'ils se montrent plus discrets dans leur pratique religieuse en donnant à la laïcité la place qu'elle mérite. Comme ont dû le faire les Catholiques lorsqu'ils ont quitté leur Italie natale pour venir s'installer ici (car chez eux les processions sur la rue étaient aussi chose courante).
A quoi s'ajoute un raz-le-bol certain pour une immigration dont les chiffres sont là pour montrer qu'elle n'est plus sous contrôle (que nos statisticiens fédéraux aient le courage de donner, dans son rapport annuel, les chiffres relatifs en % de la population suisse et non des chiffres absolus pour juste dire qu'on accueille 10% de moins de personnes que... la France dont l'image des banlieues donnent déjà sérieusement à refléchir).
La réaction des Suisses, aujourd'hui, c'est peut-être bien:
Prévenir plutôt que guérir.
















